dimanche 4 novembre 2012

La francophonie dans le monde



Source photos: le site officiel de l'OIF


La francophonie politique regroupe actuellement 57 pays membres et 20 pays observateurs, sous l'enseigne de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Selon le site officiel de l'organisation, la raison d'être de l'OIF c'est de "contribuer à améliorer le niveau de vie de ses populations en les aidant à devenir les acteurs de leur propre développement, par le biais des actions qu'elle mène".
L'OIF a quatre missions, telles qu'elles sont définies lors du Sommet de la Francophonie:

  • promouvoir la langue française, la diversité culturelle et linguistique
  • promouvoir la paix, la démocratie, les droits de l'Homme
  • appuyer l'éducation, l'enseignement, la formation et la recherche

  • développer la coopération au service du développement durable


Source photo: OIF


Source photo:OIF







Pour concrétiser ses objectifs, l'organisation collabore avec son pôle universitaire, l'Agence Universitaire de la Francophonie, l'Université Senghor et TV 5 Monde, la chaîne de télévision qui, dans la conception et la diffusion de ses programmes, tient compte de l'espace francophone (institutionnel ou pas) de son public.

La francophonie, du poète au président

Le premier président de l'OIF fut le poète sénégalais Léopold Sédar Senghor. Moins poétique, mais à l'allure très sportive, l'actuel chef de la Francophonie c'est Abdou Diouf, qui est passé de la présidence d'un pays, le Sénégal, à la présidence de 77 pays!




Femme noire ( extrait du recueil "Chants d'ombre", de Léopold Sédar Senghor)

Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l’athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.
Délices des jeux de l’Esprit, les reflets de l’or ronge ta peau qui se moire
A l’ombre de ta chevelure, s’éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.
Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l’Éternel...(http://www.unjourunpoeme.fr/poeme/femme-noire)


source photo: http://www.karimalo.com/2010/08/poesie-africaine-leopold-sedar-senghor.html

vendredi 2 novembre 2012

Comment je suis devenue... francophone


Tout d'abord, je suis tombée amoureuse des livres de Pascal Brückner. Ensuite, j'ai découvert que le français n'est pas seulement la langue des livres où on dit des vérités d'une façon ludique. Il me permet de m'exprimer moi-même, sans détour, autrement que ma langue maternelle (le roumain). J'ai donc adopté une langue, mais également plusieurs cultures, car le français est une porte ouverte vers le monde. Vous allez sûrement me le confirmer, c'est presque magique.

Quelques années auparavant, grâce à une idée-surprise de ma tante paternelle, je m'embarque pour la République Démocratique du Congo et je débarque à Kinshasa, la capitale du pays.

Comme je suis une ancienne étudiante en journalisme, je trouve que mon voyage est une occasion inouïe de faire l'exploratrice, mais pas dans la catégorie "Dora", mais plutôt celle de... Tintin!

Et me voila dans le pays de toutes les possibilités, qui est le plus grand pays francophone du point de vue démographique et le deuxième plus grand pays en terme de taille. Car le Congo, l'ancien Zaïre des Belges a, a lui tout seul, la taille d'un continent!

Comme les reflexes de journalistes me poursuivent, je décide sur le champ de suivre un stage dans une chaîne de télévision locale et d'initier une émission sur la francophonie. Francophonie oblige!

J'ai l'occasion de connaître des ressortissants de tous les pays ayant le français en partage: Français, Belges, Canadiens, Suisses, Maliens, Ivoiriens, Camerounais, Algériens, Libanais etc. Et moi-même, une Roumaine, au milieu de cette tour Babel qui parle, fort heureusement, le français!

Je vous propose donc, à travers mes billets, de connaître, de plus près, cette famille nombreuse, celle de la francophonie, qui crée un pont entre les différences culturelles et en fait une richesse. A bon entendeur, salut!



Bucarest (Roumanie)
Scène de tournage d'un film publicitaire
Photographe: Julien Roussel
Archive personnelle